Anaphore : n.f. (mot venant du latin anaphora, du grec anaphora, action d’élever).
Le mot « anaphore » a plusieurs acceptions :
1. Reprise du même mot au début de phrases successives.
– Citation du dramaturge et poète français Pierre Corneille (1606-1684) : « Mon bras qu’avec respect toute l’Espagne admire, / Mon bras qui tant de fois a sauvé cet empire».
2. Processus par lequel un segment du discours (dit anaphorique) renvoie à un autre segment (dit antécédent) apparu dans le même contexte.
Les anaphoriques renvoient au contexte linguistique et non, comme les déictiques (*), à la réalité extralinguistique (**).
Ainsi le démonstratif ce a un emploi déictique dans : Ce livre est beau et un emploi anaphorique dans Il y a un livre sur la table ; je veux ce livre.
(*) Déictique: Se dit de tout élément linguistique dont la fonction consiste à articuler l’énoncé sur la situation particulière dans laquelle il est produit ou à l’inscrire dans un discours.
(**) Extralinguistique : En dehors du champ de la langue ou de la linguistique.
3. Partie centrale de la liturgie orthodoxe, au cours de laquelle se fait la consécration eucharistique.