Offenser : v.tr. (mot venant du latin offendere).
Le verbe « offenser » a plusieurs acceptions :
I)
1. Blesser (quelqu’un) dans sa dignité ou dans son honneur, par la parole ou par l’action (blesser , froisser, humilier, injurier, outrager, vexer).
Elle a été offensée par votre remarque.
Soit dit sans vous offenser, sans vouloir vous offenser.
2. Manquer, déplaire à (Dieu) par le péché.
– Citation du poète français Paul Verlaine (1844-1896) : « On n’offense que Dieu qui seul pardonne ».
3. Sens vieilli ou littéraire : Blesser, porter atteinte à.
– Citation de l’écrivain français Stendhal (1783-1842) : « De peur d’offenser sa délicatesse ».
Manquer gravement à (une règle, une vertu) (braver).
Offenser le bon sens, le bon goût.
– Citation de l’écrivain français Gustave Flaubert (1821-1880) : « Les lois de la décence se trouvaient souvent offensées ».
II )
1. Sens vieilli : Blesser, meurtrir.
– Citation de l’épistolière française Marie de Rabutin-Chantal, connue comme la marquise ou, plus simplement, Madame de Sévigné (1626-1696) : « Un coup de mousquet qui n’offense pas l’os ».
2. Sens vieilli : Blesser, (les sens) par une sensation pénible.
– Citation du naturaliste, mathématicien, biologiste, cosmologiste, philosophe et écrivain français Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon (1707-1788) : « D’un ton rauque, si fort qu’il offense l’oreille » (écorcher).
III) S’offenser (verbe pronominal) : Réagir par un sentiment d’amour-propre, d’honneur blessé à ce que l’on considère comme une offense (se fâcher, se formaliser, se froisser, s’offusquer, se vexer ; prendre mal).
– Citation de l’écrivain français Stendhal (1783-1842) : « Ne s’offensant de rien, bon flatteur de tous ».
Contraires d’offenser : flatter, plaire.