Encadrer : v.tr. (mot venant de en- et de cadre).
Le verbe « encadrer » a plusieurs acceptions :
1. Mettre dans un cadre, entourer d’un cadre.
Faire encadrer une gravure.
– Citation du romancier français Henri Bosco (1888-1976) : « Un diplôme encadré de noir ».
Locution familière : Ne pas pouvoir encadrer quelqu’un, ne pas le supporter, le détester (Ne pas pouvoir le voir en peinture).
2. Entourer à la manière d’un cadre qui orne ou limite.
– Citation de l’écrivain et peintre français Eugène Fromentin (1820-1876) : « Des cheveux nattés […] encadrant un visage mièvre ».
– Citation du sociologue, historien et géographe français, pionnier de la sociologie électorale André Siegfried (1875-1959) : « Petites plaines isolées encadrées par la montagne ».
Verbe pronominal : Apparaître comme dans un cadre.
– Citation de l’écrivain, romancier, dramaturge, novelliste, diariste et épistolier français Roger Martin du Gard (1881-1958) : « La silhouette s’encadrait en ombre chinoise dans la porte de la chambre éclairée ».
Sujet personne : Se placer de part et d’autre de.
– Citation de l’écrivain français Albert Camus (1913-1960) : « Je me suis assis et les gendarmes m’ont encadré ».
3. Artillerie : Encadrer un objectif : régler le tir en amenant les trajectoires de plus en plus près de l’objectif, au-delà comme en deçà.
4. Pourvoir de cadre (une troupe).
Des soldats bien encadrés.
Faire entrer dans le cadre d’une formation militaire.
Encadrer les recrues.
Diriger, organiser pour le travail (cadre.
Encadrer plusieurs employés.
5. Donner un cadre légal à (quelque chose).
Encadrer le crédit à la consommation.
Contraire d’encadrer : désencadrer.