Fausseté : n.f. (mot venant du bas latin falsitas).
Le mot « fausseté » a plusieurs acceptions :
I) Caractère d’une chose fausse, contraire à la vérité.
Démontrer la fausseté d’une accusation.
Absolu : Citation du philosophe et moraliste français Blaise Pascal (1623-1662) : « Ni la contradiction n’est marque de fausseté, ni l’incontradiction n’est marque de vérité » (erreur).
Caractère de ce qui manque de justesse.
La fausseté d’un jugement, d’un raisonnement.
II) Ce qui est contraire à la franchise.
1. Sens vieilli : Mensonge.
– Citation de l’épistolière française Marie de Rabutin-Chantal, connue comme la marquise ou, plus simplement, Madame de Sévigné (1626-1696) : « J’ai sur le cœur ces deux faussetés ».
2. Sens moderne : Défaut du caractère qui consiste à dissimuler ses pensées, ses intentions véritables, à dire des mensonges, pour en tirer parti : déloyauté, dissimulation, duplicité, fourberie, hypocrisie, mauvaise foi.
– Citation de l’écrivain et officier de carrière français Pierre Choderlos de Laclos (1741-1803) : « Elle a une certaine fausseté naturelle […] qui réussira d’autant mieux que sa figure offre l’image de la candeur et de l’ingénuité ».
Contraires de fausseté : authenticité, exactitude, réalité, véracité, vérité ; justesse ; franchise, sincérité.