Pervertir : v.tr. (mot venant du latin pervertere « renverser, retourner », de per et vertere « tourner »).
Le verbe « pervertir » a plusieurs acceptions :
1. Faire changer en mal, rendre mauvais (corrompre).
Pervertir quelqu’un (débaucher, dépraver, dévoyer).
Livre, théorie qui pervertit la jeunesse (empoisonner).
– Citation un poète, traducteur et écrivain français Pétrus Borel dit « le lycanthrope » (1809-1859) : « La souffrance et le malheur peuvent pervertir la plus belle âme » (gâter).
Participe passé adjectival : « Le Paysan perverti », œuvre de l’écrivain français Nicolas Edme Restif, dit Restif de La Bretonne, également épelé Rétif et de La Bretone (1734-1806) :
Substantif : Un(e) perverti(e).
2. Modifier en dérangeant ou en détournant de sa fin, de son sens (altérer, dénaturer).
L’argent pervertit le sport.
– Citation du dramaturge et comédien français Molière (1622-1673) : « Il pervertit l’ordre de la nature, Et fait du jour la nuit » (fausser).
Participe passé adjectival : Citation de l’écrivain français Paul Valéry (1871-1945) :« Langage surchargé d’adjectifs pervertis et employés hors d’eux-mêmes ».
Verbe pronominal : Se pervertir.
Pensée qui s’est pervertie en se politisant (dégénérer).
Contraires de pervertir : améliorer, amender, convertir, corriger, édifier, élever, épurer.