Superstition : n.f. (mot venant du latin superstitio, probablement de superstes « survivant », de superstare « se tenir dessus », pour désigner ceux qui prient pour que leurs enfants leur survivent).
Le mot « superstition » a plusieurs acceptions :
1. Comportement irrationnel, généralement formaliste et conventionnel, vis-à-vis du sacré ; attitude religieuse considérée comme vaine.
– Citation de l’écrivain français La Bruyère (1645-1696) : « La superstition semble n’être autre chose qu’une crainte mal réglée de la Divinité ».
– Citation du philosophe, journaliste, essayiste et professeur de philosophie français Alain, de son vrai nom Émile-Auguste Chartier (1868-1951) : « La superstition consiste toujours […] à expliquer des effets véritables par des causes surnaturelles ».
Histoire : Ensemble des traditions religieuses, des préjugés contraires à la raison (par opposition à la philosophie).
– Citation de l’écrivain et philosophe français Voltaire (1694-1778) : « La superstition, cette infâme ».
2. Sens plus courant : Le fait de croire que certains actes, certains signes entraînent, d’une manière occulte et automatique, des conséquences bonnes ou mauvaises (porter bonheur, malheur) ; croyance aux présages, aux signes.
Il ne veut pas passer sous une échelle, c’est de la superstition.
Croyance ou pratique qui en résulte.
3. Attitude irrationnelle, magique, en quelque domaine que ce soit.
– Citation de l’écrivain français Georges Duhamel (1884-1966) : « Il numérotait tous les actes qu’il entendait accomplir […] La superstition de l’ordre le torturait sans relâche ».