Geler : verbe (mot venant du latin gelare)
Le verbe « geler » a de nombreuses acceptions :
I) Verbe transitif :
1) Transformer en glace, solidifier par le froid (congeler, surgeler).
Par extension : Durcir par le froid.
L’hiver sibérien gèle profondément le sol.
2. Endommager, détruire par un froid excessif (des tissus organiques).
Le vent glacial nous gelait le nez et les oreilles.
Les nuits printanières trop froides gèlent les bourgeons (griller).
3. Faire souffrir du froid. Ce vent me gèle.
Sens familier : Se les geler (les fesses) : avoir très froid.
Verbe pronominal : Ne restez pas dehors à vous geler.
(Voir Geler sous Argot de Bouche)
4. Sens figuré : Arrêter, bloquer, suspendre. Geler une partie de la production. Geler les crédits.
Geler les prix, les salaires, les fixer sans hausse possible.
Participe passé adjectival : Capitaux gelés.
5. Mettre mal à l’aise (glacer, paralyser, réfrigérer, refroidir, jeter un froid).
Sa remarque a gelé l’assistance.
II) Verbe intransitif :
1. Se Transformer en glace (se congeler, se figer, se prendre).
La mer gèle rarement dans les fjords.
Par extension : Être endommagé, détruit par le froid.
Plantes qui gèlent sur pied. Ses orteils ont gelé.
Amputer un doigt gelé.
2. Souffrir du froid (grelotter, transir ; familier cailler, peler).
Fermez donc la fenêtre, on gèle ici !
3. Dans les jeux de recherches, les devinettes, Être loin du but, de la solution. Je brûle ? – Non, tu gèles.
III) Sujet impersonnel : Il a gelé cette nuit. Il gèle à pierre fendre : il fait très froid (si froid que les pierres peuvent éclater par la congélation de leur eau d’imbibition).
Contraires de geler : dégeler, fondre, liquéfier, réchauffer, brûler.