Palmipède : Un palmipède est un oiseau aux pieds palmés. Ce terme a été abandonné dans la taxonomie scientifique moderne mais il reste d’usage courant pour désigner les cygnes, les oies (et donc les jars) et les canards, c’est-à-dire les Ansériformes.
Le terme palmipède est attesté dans Nature des oyseaux de Pierre Belon, classification parue en 1555. Il a été repris par la classification de Sharpe, à la fin du XIXe siècle.
La classification de Cuvier (*) :
Du point de vue systématique, les Palmipèdes (ou Palmipedes) sont un des six groupes d’oiseaux définis par Cuvier (*) selon les critères suivants :
– cou plus long que les pattes ;
– pieds palmés, c’est-à-dire qu’une membrane rejoint les doigts entre eux (pas toujours sur toute leur longueur), caractéristique anatomique qui justifie leur nom de palmipède ;
– plumage enduit d’une sécrétion qui l’imperméabilise.
Les principales familles de palmipèdes sont les suivantes :
– les Plongeurs ou Brachyptères : plongeons, grèbes, guillemots, pingouins, manchots ;
– les Longipennés ou Grands Voiliers : pétrels, albatros, goélands, mouettes, sternes, becs-en-ciseaux ;
– les Totipalmes : pélicans, cormorans, frégates, fous, anhingas, paille-en-queue ;
– les Lamellirostres : canards, oies (et jars), cygnes, harles.
Ce groupe regroupe des espèces phylogénétiquement éloignées, les caractères partagés correspondant à des convergences liées au mode de vie aquatique.
(*) Jean Léopold Nicolas Frédéric Cuvier, dit Georges Cuvier, né le 23 août 1769 à Montbéliard et mort le 13 mai 1832 à Paris, est un anatomiste français (né sujet montbéliardais), promoteur de l’anatomie comparée et de la paléontologie au XIXe siècle. C’est un partisan scientifique notable du catastrophisme, théorie précurseure de l’évolution. Il est le descripteur de nombreux taxons fossiles, dont, parmi les plus connus, Palaeotherium, Pterodactylus, Megatherium et Mosasaurus (bien que ce dernier ne fut pas nommé par lui).
