Cynique : adj. (mot venant du latin cynicus, grec kunikos « du chien », de kuôn, kunos « chien »).
L’adjectif « cynique » a plusieurs acceptions :
1. Antiquité, philosophie : Qui appartient à l’école philosophique d’Antisthène (*) et de Diogène (**) qui prétendait revenir à la nature en méprisant les conventions sociales, l’opinion publique et la morale communément admise.
L’école cynique.
Substantif : Les cyniques : les philosophes cyniques.
(*) Antisthène, en grec ancien Ἀντισθένης / Antisthénês, est un philosophe grec, considéré comme le fondateur de l’école cynique vers 390 av. J.-C.
(**) Diogène de Sinope, également appelé Diogène le Cynique et Diogène le Chien, né à Sinope vers 413 av. J.-C. et mort vers 323 av. J.-C. à Corinthe, est un philosophe de la Grèce antique, le plus célèbre représentant de l’école cynique.
2. Sens courant : Qui exprime ouvertement et sans ménagement des sentiments, des opinions qui choquent le sentiment moral ou les idées reçues, souvent avec une intention de provocation (brutal, impudent).
Un individu cynique, et substantif : un cynique.
Attitude, remarque cynique.
– Citation de l’écrivain français Stendhal (1783-1842) : « L’homme qui pense, s’il a de l’énergie et de la nouveauté dans ses saillies, vous l’appelez cynique ».
Par extension : Citation de l’écrivain et critique d’art français Joris-Karl Huysmans (1848-1907) : « Une société cynique et féroce ».
Contraires de cynique : conformiste, honteux, timide.