Mépriser : v.tr. (mot venant de mé- et de priser, de prix).
Le verbe « mépriser » a plusieurs acceptions :
1. Estimer indigne d’attention ou d’intérêt, ne faire aucun cas de (dédaigner, négliger, faire fi de).
– Citation de l’écrivain et philosophe genevois Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) : « J’affectai de mépriser la politesse que je ne savais pas pratiquer ».
Mépriser les convenances (bafouer, piétiner, fouler aux pieds).
Mépriser le danger, la mort (braver).
Sens vieilli : Dédaigner (en amour).
– Citation de l’écrivain français Anatole France (1844-1824) : « Je feignais de la mépriser ».
2. Estimer indigne d’intérêt (un bien ordinairement prisé et convoité) (se désintéresser).
Mépriser l’argent, les honneurs.
– Citation de l’écrivain, journaliste, dessinateur humoristique, éditeur et patron de presse français François Cavanna (1923-2014) : « Il faut mépriser l’argent, surtout la petite monnaie ».
3. Considérer (quelqu’un) comme indigne d’estime, comme moralement condamnable (honnir).
Je le méprise d’avoir accepté.
– Citation de l’écrivain français Prosper Mérimée (1803-1870) : « Peut-être le méprisait-il trop pour vouloir lui ôter la vie ».
– Citation de l’écrivain français Romain Rolland (1866-1944), prix Nobel de littérature en 1915 : « J’aime mieux te haïr que te mépriser ».
Verbe pronominal réfléchi : Il se méprisait de n’avoir pas osé.
– Citation de l’écrivain français Honoré de Balzac (1799-1850) : « Le jour où l’homme se méprise, où il se voit méprisé […] il se tue ».
Contraires de mépriser : apprécier, considérer ; convoiter, désirer ; admirer, estimer, honorer.