Sot : adj. et n. (mot venant d’une origine inconnue).
Le mot « sot » a plusieurs acceptions :
1. Sens vieilli ou régional : Qui a peu d’intelligence et peu de jugement (bête, borné, imbécile, inintelligent, stupide).
– Citation de l’écrivain français Paul Léautaud (1872-1956) : « On n’est pas jolie quand on est aussi sotte ».
– Citation du poète et écrivain français Alfred de Musset (1810-1857) : « J’espère que tu ne me crois pas assez sot pour me fâcher ».
Privé momentanément d’intelligence, de jugement (du fait de la surprise, de l’embarras…) (confus, déconcerté).
Se trouver sot, tout sot (bête, penaud).
Familier : Avec un sens affaibli : Qu’il est sot ! (-gros- bêta, région : cruche, gourde, niaiseux, nunuche).
Nom : Citation de l’homme de lettres français Nicolas Boileau (1636-1711) : « Un sot trouve toujours un plus sot qui l’admire ».
Vous n’êtes qu’un sot (crétin, niais, nigaud).
Triple sot !
Un jeune sot (béjaune, blanc-bec, dadais).
Jeune sotte (pécore, péronnelle).
2. Choses : Qui dénote une absence d’intelligence, de jugement (absurde, inepte, ridicule, stupide).
– Citation de l’écrivain français André Gide (1869-1951) : « De toutes les fidélités, celle à soi-même est la plus sotte ».
C’est sot, assez sot.
– Citation du philosophe, journaliste, essayiste et professeur de philosophie français Alain, de son vrai nom Émile-Auguste Chartier (1868-1951) : « Dans un monde de voleurs, il est sot d’être honnête ».
Proverbe : Il n’y a pas de sot métier, il n’y a que de sottes gens.
À sotte demande, point de réponse.
3. Histoire littéraire : Personnage de fou, de bouffon ; acteur jouant dans les sotties (*) du Moyen Âge.
– Citation de l’écrivain et poète français Gérard Labrunie, dit Gérard de Nerval (1808-1855) : « Le fameux jongleur qui fonda le théâtre des Enfants-sans-Souci et porta le premier le titre de Prince des Sots ».
Contraires : avisé, fin, habile, intelligent, spirituel ; brillant, éveillé.