Borne : n.f. (mot venant du latin populaire bodina, peut-être d’origine gauloise).
Le mot « borne » a plusieurs acceptions :
1. Pierre ou autre marque servant à délimiter un champ, une propriété foncière (limite, terme).
Borne témoin.
Bornes d’une parcelle.
Planter, poser, déplacer une borne.
2. Pierre plantée, petite butte de ciment servant de limite, de repère.
Monument entouré de bornes et de chaînes.
Bornes empêchant les automobiles de monter sur le trottoir.
Borne milliaire des voies romaines.
Borne kilométrique, hectométrique, indiquant les distances sur une route.
Borne d’incendie (bouche, région : hydrant).
Locution figurée : Rester planté comme une borne : être immobile.
Bornes de protection des murs, des portes (chasse-roue).
Dispositif de communication placé dans un lieu public.
Borne téléphonique des stations de taxis.
Borne interactive.
Borne wifi ou borne blue tooth.
3. Familier : Kilomètre. C’est à six cents bornes d’ici.
4. Électricité : Serre-fil pour brancher un fil conducteur sur un appareil électrique.
Chacune des deux pièces d’un appareil générateur d’électricité auxquelles est relié un circuit extérieur (pôle).
Par extension : Point d’un circuit électrique.
Mesurer une tension aux bornes d’un composant.
5. Sen figuré et au pluriel : Frontières.
Les bornes d’un État (limite, marche, terme).
Reculer les bornes de la connaissance.
Citation de l’écrivain français Marcel Proust (1871-1922) : « La patience humaine a des bornes, et la mienne est à bout ».
Locution adverbiale : Sans borne(s) : infini, très grand.
Une joie sans borne.
Spécialement : Limite permise.
Vous dépassez les bornes (exagérer).
6. Mathématique : Borne inférieure ou supérieure d’un ensemble, d’une suite : élément extrême, inférieur ou supérieur, de cet ensemble, de cette suite.