Terreur : n.f. (mot venant du latin terror, terroris).
Le mot « terreur » a plusieurs acceptions :
1. Peur extrême qui bouleverse, paralyse (effroi, épouvante, frayeur).
Terreur affreuse, folle.
Terreur panique.
Être glacé, muet de terreur.
Vivre dans la terreur.
Inspirer de la terreur à quelqu’un (terrifier, terroriser).
Une nouvelle qui sème la terreur.
La terreur des gendarmes, qu’inspirent les gendarmes.
– Citation de l’écrivain français Olivier Adam (né en 1974) : « Nous avons grandi dans la terreur de nos pères, le silence inquiet de nos mères ».
Avoir la terreur d’être assassiné.
Au pluriel : Alarme.
Vaines, fausses terreurs.
Par extension : Vive angoisse.
– Citation de l’écrivain et poète français Edmond Radiguet (1903-1923) : « Je voyais avec terreur que ma paresse allait être impunie » .
Terreurs nocturnes : crises d’angoisse chez l’enfant, entraînant le réveil, mais ne laissant aucun souvenir (aussi cauchemar).
– Citation de le romancière française Carole Martinez (née en 1966 ) :« Une de ces terreurs nocturnes, tellement propres à l’enfance mais qui persistent parfois à l’âge adulte ».
2. Peur collective qu’on fait régner dans une population pour briser sa résistance ; régime politique fondé sur cette peur, sur l’emploi des mesures d’exception (terrorisme).
Gouverner par la terreur.
– Citation de l’écrivain français Émile Henriot (1889-1961) : « Dénoncer le régime de terreur, d’exception, de délation ».
Histoire : Ensemble des mesures d’exception prises par le gouvernement révolutionnaire depuis la chute des Girondins (juin 1793) jusqu’à celle de Robespierre (27 juillet 1794, 9 Thermidor).
2. Sens courant : Personne, être humain (individu).
– Citation de Maximilien de Robespierre, ou Maximilien Robespierre, avocat et homme politique français (1758-1794) : « La terreur n’est autre chose que la justice prompte, sévère, inflexible ».
Cette période. Pendant la Terreur.
Terreur blanche : nom donné aux deux périodes de terreur que les royalistes firent régner en France, la première en 1795, la seconde en 1815.
3. Être ou chose qui fait régner, qui inspire une grande peur.
– Citation du dramaturge et poète français Pierre Corneille (1606-1684) : « Attila… La terreur des mortels et le fléau de Dieu ».
Familier : Individu dangereux qui fait régner la terreur autour de lui.
Dans le milieu, il passe pour une terreur.
Jouer les terreurs (les durs).