Tristesse : n.f. (mot venant de triste).
Le mot « tristesse » a plusieurs acceptions :
1. État affectif pénible, calme et durable ; envahissement de la conscience par une douleur, une insatisfaction, ou par un malaise dont on ne démêle pas la cause, et qui empêche de se réjouir du reste (cafard, dépression, ennui, mélancolie, saudade, spleen ; abattement, affliction, amertume, peine).
– Citation de l’écrivain et encyclopédiste français Denis Diderot (1713-1784) : « J’ai des idées noires, de la tristesse et de l’ennui ».
– Citation du poète français Charles Baudelaire (1821-1867) : « Mais la tristesse en moi monte comme la mer ».
Des accès de tristesse.
Être enclin à la tristesse (morosité, sinistrose).
Tristesse maladive (neurasthénie).
– Citation de l’écrivain français François-René de Chateaubriand (1768-1848) : « J’ai le spleen, tristesse physique, véritable maladie ».
Air triste d’une personne (attitude abandonnée, traits affaissés, regard sans éclat…).
Sourire avec tristesse.
2. Moment où l’on est triste, dans cet état de tristesse ; cause de tristesse (chagrin).
– Citation de l’écrivain français Edmond Goncourt (1822-1896) : « La religion chrétienne est la religion des tristesses de la vie, des malheurs, des chagrins ».
– Citation du poète et romancier français Louis Aragon (1897-1982) : « La fin de la vie d’Émile Zola aura été une des tristesses de notre histoire ».
3. Caractère de ce qui exprime cet état triste.
La tristesse de nos adieux.
4. Caractère de ce qui incite à cet état.
La tristesse de sa vie (grisaille).
– Citation de l’écrivain français Anatole France (1844-1824) : « La tristesse de la nuit lui entra dans le cœur ».
– Citation du poète et romancier français Francis Jammes (1868-1938) : « La tristesse qui se dégage des choses tombées en désuétude est infinie ».
Contraires de tristesse : allégresse, enjouement, entrain, euphorie, gaieté, joie, plaisir, satisfaction, drôlerie.