
Messisbugo (Cristoforo da) : Cristoforo da Messisbugo (né à la fin du XVe siècle et mort en 1548 à Ferrare) est un cuisinier italien de la Renaissance, qui fut grand intendant de la Maison d’Este à Ferrare.
Biographie de Cristoforo da Messisbugo : De 1524 à 1548, Cristoforo da Messisbugo œuvre à la cour d’abord d’Alphonse Ier puis d’Hercule II où il coordonne de nombreux et fastueux banquets. Très apprécié pour ses talents de maître des cérémonies, il est fait comte palatin le 20 janvier 1533 par Charles Quint (*).
(*) Charles Quint : Charles de Habsbourg, dit Charles Quint ou Charles V, né le 24 février 1500 à Gand en Flandre (Pays-Bas des Habsbourg), et mort le 21 septembre 1558 au monastère de Yuste (Espagne), est prince de la maison de Habsbourg, fils de Philippe le Beau et de Jeanne la Folle. Il hérite notamment de l’Espagne et de son empire colonial, des dix-sept provinces des Pays-Bas, du royaume de Naples et des possessions habsbourgeoises ; élu empereur des Romains en 1519, il est le monarque le plus puissant de la première moitié du XVIe siècle.
Cristoforo da Messisbugo écrit un manuel de recettes qui sera publié en 1549, un an après sa mort : Banchetti composizioni di vivande e apparecchio generale, destiné aux spécialistes des repas princiers, dans lequel il énumère toute la logistique nécessaire à la réussite des banquets ; les éléments de décor, ustensiles et accessoires de cuisine et recettes sont détaillés avec minutie.
Il améliore les recettes traditionnelles par des plats d’origine lointaine (maccheroni à la sauce Napolitaine, tortelleti à la Lombarde, chapon à la Française, soupe à la Hongroise, à la Turque, à l’Anglaise, l’hispanisante carabazada, la tourte à l’Allemande, le plat à la juive).
Il innove aussi en créant une nouvelle famille de pâtes farcies (tortelleti, agnolotti, capelleti, tortelloni).
Au cours du siècle, l’ouvrage est enrichi et réédité plusieurs fois à Venise.
Sans toutefois égaler la notoriété de son confrère et contemporain Bartolomeo Scappi, son livre reste une référence dans l’histoire de la gastronomie européenne de la Renaissance.
Le lieu de sa sépulture se trouve dans l’église du monastère de Saint Antoine de Polésine.