Flétrir : v.tr. (mot venant de l’ancien français flaistre, flestre « flasque », latin flaccidus « flasque », de flaccus).
Le verbe « flétrir » a plusieurs acceptions :
1. « Flétrir », c’est faire perdre à un végétal ou à un de ses organes sa fraîcheur naturelle, l’éclat de ses couleurs premières ou ôter les feuilles flétries des salades, épinards ou autres légumes à feuilles.
Faire perdre sa forme naturelle, son port et ses couleurs à (une plante) en privant d’eau (faner, sécher).
Le vent, la chaleur, la sécheresse ont flétri ces fleurs.
– Citation de l’écrivain français Gustave Flaubert (1821-1880) : « Les lilas, qu’une nuit flétrit, mais qui sentent si bon ! ».
Verbe pronominal : Se flétrir : Se faner.
Plante qui se flétrit par manque d’eau.
2. Littérature : Dépouiller de son éclat, de sa fraîcheur (altérer, décolorer, ternir).
– Citation de l’écrivain français Honoré de Balzac (1799-1850) : « Les chagrins avaient prématurément flétri le visage de la vieille dame ».
Verbe pronominal : Beauté qui se flétrit.
3. Sens figuré et littéraire (avec l’influence de flétrir) : Faire perdre la pureté, l’innocence à. (avilir, enlaidir).
– Citation de l’écrivain français Charles-Augustin Sainte-Beuve (1804-1869) : « Cette vie-là m’ennuie, me pèse, me flétrit mon peu de poésie ».
– Citation de l’écrivain français Marcel Proust (1871-1922) : « Le désir fleurit, la possession flétrit toutes choses ».
– Citation de l’écrivain américain Truman Capote, de son nom de naissance Truman Streckfus Persons (1924-1984) : « Et il lui acheta un second ballon. Le premier ressemblait à présent à une pomme flétrie, le nouveau avait beaucoup plus d’allure », dans son roman La Traversée de l’été (publié à titre posthume en 2005).