Ôter : v.tr. (mot venant du latin obstare « faire obstacle », bas latin « enlever »).
Le verbe « ôter » a plusieurs acceptions :
1. Enlever (un objet) de la place qu’il occupait (déplacer, retirer).
Ôter les assiettes en débarrassant.
Ôtez-lui ce couteau des mains (arracher, enlever).
Sens figuré : Ôter à quelqu’un une épine du pied : délivrer quelqu’un d’un sujet de contrariété, d’une difficulté.
Ôter un poids de la poitrine (soulager).
Ôter le pain de la bouche : Priver quelqu’un de ce qui est nécessaire.
Ôter une idée de l’esprit, de la tête de quelqu’un.
On ne m’ôtera pas de l’idée que c’est un mensonge, j’en suis convaincu.
2. Enlever (ce qui vêt, couvre, protège) (quitter, retirer).
Ôter son chapeau, ses gants, ses chaussures.
3. Faire disparaître (ce qui gêne, salit).
Ôter une tache.
Ôter les mauvaises herbes.
4. Enlever (une partie d’un ensemble) en coupant, en arrachant, en séparant.
Ôter le noyau, la peau, la pelure, les arêtes.
Ôter un nom d’une liste (supprimer).
Ôter un passage d’un ouvrage (couper, retrancher).
Sens courant : Ôter une somme d’une autre ; ôter un nombre, une quantité d’un total (déduire, retrancher, soustraire).
Au participe passé (invariable) : 6 ôté de 10 égale 4 : 10 moins 6 égale 4.
5. Mettre hors de la portée, du pouvoir ou de la possession de quelqu’un (enlever, retirer).
Ôter un enfant à sa mère.
Ôter la vie : tuer.
Ôter à quelqu’un ses forces, son courage, l’usage de la parole, l’appétit (couper).
Ôter les illusions (désabuser).
Cela n’ôte rien à son mérite.
6. S’ôter (verbe pronominal – sens courant) : Ôtez-vous de là, ôtez-vous de devant moi (s’écarter).
Locution familière : Ôte-toi de là que je m’y mette, se dit lorsqu’une personne agit avec sans-gêne (pousser).
Remarque : Ôter est d’un emploi moins courant que enlever (sauf dans les parlers régionaux et dans quelques expressions).
Contraires d’ôter : mettre, ajouter, donner.