Léonard de Vinci : Léonard de Vinci (en italien : Leonardo di ser Piero da Vinci, dit Leonardo da Vinci), né le 14 avril 1452 du calendrier actuel à Vinci petite ville de Toscane en Italie et mort le 2 mai 1519 à Amboise (Touraine), est un peintre italien polymathe (*), à la fois artiste, organisateur de spectacles et de fêtes, scientifique, ingénieur, inventeur, anatomiste, sculpteur, peintre, architecte, urbaniste, botaniste, musicien, philosophe et écrivain.
Du scaphandre au parachute en passant par la mitraillette et l’hélicoptère, Léonard de Vinci est réputé pour ses inventions visionnaires dans le domaine du transport et de l’ingénierie militaire. On en oublie ses trouvailles ingénieuses visant à améliorer la vie domestique et culinaire. Parmi elles, une machine à spaghettis, un réfrigérateur, un hachoir à légumes, un presse–olives et un moulin à poivre.
(*) Polymathe : La polymathie est la connaissance approfondie d’un grand nombre de sujets différents, en particulier dans le domaine des arts et des sciences. Le substantif associé est polymathe, parfois également nommé « personne d’esprit universel » ou « génie universel ».
On le sait, Léonard de Vinci aimait observer le monde d’un œil scientifique. Mais l’anatomie et l’optique n’étaient pas ses seules passions. Retrouvés dans ses carnets, plus d’une centaine de dessins de plantes et de fleurs finement reproduites prouvent qu’il s’intéressait beaucoup à la botanique. Pour sa Vierge aux Rochers, il étudie précisément les végétaux de la région milanaise et alpine. Pour son protecteur Ludovic Sforza, il décore 270 m² de plafond avec des branches de mûrier minutieusement détaillées. Mieux, il est le premier à deviner le rôle du soleil dans la croissance des plantes.
S’il n’était pas totalement végétarien, il semble du moins que Léonard de Vinci ne consommait pas de viande rouge. Une lettre de l’explorateur Andrea Corsali à Julien de Médicis précise en effet que le peintre adoptait les mêmes habitudes que les Hindous, ne supportant « aucune blessure faite à un être vivant » et ne mangeant « rien qui contienne du sang ». Grand amoureux des animaux et vivant entouré de chats, Léonard de Vinci aurait d’ailleurs eu pour habitude d’acheter des oiseaux en cage sur les marchés pour leur rendre leur liberté. Un antispéciste (*) avant l’heure ?
Il était aussi abstème : ne buvant jamais d’alcool.
(*) L’antispécisme est un courant de pensée philosophique et moral, formalisé dans les années 1970 par des philosophes anglo-saxons qui défendent un renouveau de l’animalisme, et considèrent que l’espèce à laquelle appartient un animal n’est pas un critère pertinent pour décider de la manière dont on doit le traiter et de la considération morale qu’on doit lui accorder.
Léonard de Vinci était aussi un party planner. Pour ses protecteurs Ludovic Sforza (le duc de Milan), puis pour François Ier (son dernier mécène à Amboise ), il organise en effet des banquets, des spectacles et des fêtes somptueuses, pour lesquelles il conçoit de luxueux décors, costumes et automates – dont un lion cracheur de fleurs – destinés à éblouir les invités et à renforcer le prestige de ses hôtes.
C’était un génie dans tous les domaines.
