Hôtel Le Meurice à Paris – France
Le Meurice est idéalement situé en face du jardin des Tuileries, entre la place de la Concorde et le musée du Louvre. Fidèle à son attachement ininterrompu à l’art de vivre français, Le Meurice est un lieu serein et magique, où les splendeurs raffinées de l’architecture du 18ème siècle réunissent le dernier dans le confort et l’élégance contemporaine. Merci à son très riche passé historique, représentée par des peintres célèbres, d’écrivains et d’autres artistes.
Chacun des sept étages a une décoration distincte de style Louis XVI avec des salles de bains en marbre italien.
Récemment, l’hôtel a subi une nouvelle phase d’embellissement des lieux sous la direction de Philippe Starck. Combinant une décoration exceptionnelle, le style et la qualité du chic contemporain, il a ajouté une touche de modernité tout en préservant l’atmosphère particulière de luxe qui est l’âme même de cet établissement.
Yannick Alléno, chef deux X trois étoiles Michelin en 2017, fut à la tête du restaurant gastronomique, Le Meurice. Il a élevé la gastronomie parisienne au rang d’art et les restaurant Le Dali avec son nouveau concept culinaire, où passé et présent se rencontrent avec humour et glamour.
Au cœur de Paris, à une minute de marche de la Place Vendôme et de la rue Saint-Honoré, où les magasins, les Antiquaires du Louvre et les boutiques de luxe mettant en vedette de jeunes designers venus s’y épanouir et réussir.
En arrivant à Paris en février 1857, Léon Tolstoï (1828-1910) se fait déposer à l’hôtel Meurice, alors situé au n° 149, rue de Rivoli. Le lendemain, il loue un appartement dans une pension au n° 206. Ivan Tourgueniev vient juste d’en partir pour l’hôtel Marigny où vit-il juste à côté, au n° 208. Des versions se rejoignent sur le fait que Tourgueniev entraîna Tolstoï, pourtant harassé par le voyage, au bal masqué du carnaval, à l’Opéra. Tolstoï n’écrira cette nuit-là qu’un seul mot sur celle-ci : « Folle ». Deux mois plus tard, débarquant par surprise à Genève chez sa tante Alexandrine Tolstoï, il s’écrie : « Je viens chez vous directement de Paris ! Cette ville m’a dégoûté au point que j’ai failli en perdre la raison ! Que n’y ai-je vu ? D’abord dans la maison garnie où je logeais, il y avait trente-six ménages dont dix-neuf illégitimes. Cela m’a terriblement révolté… ».
En 1909, l’hôtel Meurice abrite d’autres amours illégitimes et tumultueuses, celles de Gabriele d’Annunzio et de la comtesse Nathalie de Goloubev, pour qui il écrit sa Phèdre… « Mon poème est chaud de toi, Thalassia ».
C’est elle, sous le nom de Donatella Cross, qui va traduire la pièce en français après son échec à Milan, tentant de l’aider à rétablir sa situation financière désastreuse alors que déjà il l’oublie. Sept ans plus tard, ses pensées iront un instant vers elle, « caucasienne, haute et flexible sur ses cothurnes bien lacées », tenant en laisse ses lévriers au temps du Meurice et de sa splendeur slave, tandis qu’elle sombre dans la misère avec ses souvenirs et quelques lettres pour seule richesse, qu’elle finira par vendre pour survivre.
Utilisation plus excentrique de l’argent, celle de Salvatore Dali, en habitué, dictant ses désirs devenant l’étiquette de ses déplacements. Ainsi fallait-il, lorsqu’il s’en allait, jeter des poignées de pièces de vingt centimes sous les roues de sa voiture, afin qu’il roule sur l’or…
Florence Gould, mécène, une autre manière de dépenser sa fortune, tint au Meurice ce qui fut peut-être le dernier salon littéraire, en des déjeuners qui réunirent presque tous les acteurs de la scène littéraire parisienne de l’après-guerre, notamment Paul Léautaud, Marcel Jouhandeau, Louise de Vilmorin, Jean Cocteau, Robert Mallet, et bon nombre d’académiciens.
Les années quatre-vingt, y furent achevées par neuf écrivains la nuit du 31 décembre 1989 au ter janvier 1990 : Thierry Ardisson, Frédéric Berthet, Philippe Besson, Olivier Frébourg, Jean-François Gravier, Jérôme Leroy, Éric Neuhoff, Jean-Marc Parisis, Denis Tillinac et Jean-René Van der Plaetsen, avec pour résultat un livre né à l’hôtel : « 10 Ans pour rien en ? Les années 80 ».
De nos jours, Le Meurice est fréquenté par des écrivains étrangers comme l’Américain John Irving, rendu célèbre notamment par son roman « Le Monde selon Garp » paru en 1978.
Adresse : Hôtel Le Meurice
228, rue de Rivoli
F – 75001 – Paris (France)
Tél. : +33 (1) 44 58 10 10
Site internet officiel de l’hôtel Meurice
