Saluer : v.tr. (mot venant du latin salutare « souhaiter la santé, la prospérité (le salut) ».
Le verbe « saluer » a plusieurs acceptions :
1. Adresser, donner une marque extérieure de reconnaissance et de civilité, de respect, à (quelqu’un) (salut).
Saluer quelqu’un en se découvrant, en s’inclinant.
Saluer un ami, une femme.
Saluer quelqu’un de la voix, d’un geste.
– Citation de de l’écrivain français Honoré de Balzac (1799-1850) : « Quand il fut salué par quelque journaliste ou par quelqu’un de ses anciens camarades, il répondit d’abord par une inclination de la tête ».
Verbe pronominal réciproque : Ils se sont salués amicalement.
Spécialement : Acteur qui salue le public, qui revient en scène et s’incline devant le public, à la fin d’un spectacle.
Je vous salue, Marie… : début d’une prière à la Vierge (salutation –angélique-).
Substantif : Dire deux « Je vous salue, Marie » (ave Maria).
Faire ses compliments, ses civilités à (quelqu’un) par lettre.
J’ai bien l’honneur de vous saluer : formule assez sèche pour conclure une lettre, un entretien.
2. Manifester du respect, de la vénération à (quelque chose) par des gestes, des pratiques réglés (rendre hommage).
Saluer le drapeau.
Le prêtre salue le Saint-Sacrement (*) d’une génuflexion.
(*) Le Saint-Sacrement est un nom donné à l’Eucharistie par l’Église catholique, et par extension à l’hostie consacrée.
3. Sens figuré : Accueillir par des manifestations extérieures.
Saluer un acteur, une chanteuse par des applaudissements, des sifflets.
– Citation du romancier et dramaturge française Georges Moinaux ou Moineau, dit Georges Courteline (1858-1929) : « Une telle clameur saluait leur apparition qu’ils en demeuraient suffoqués ».
4. Sens figuré : Saluer quelqu’un comme…, saluer en lui… : honorer, proclamer (quelqu’un) en lui reconnaissant un titre d’estime, de respect, de gloire.
Être salué comme un précurseur.
La foule qui l’acclamait saluait en lui le libérateur.