Jute blanc : Le jute blanc également connu aussi sous le nom de patsun, est une espèce d’arbuste de la famille des Malvacées (Nom botanique : Corchorus capsularis).
C’est l’une des sources de fibres de jute, considérée comme de meilleure qualité que la fibre de Corchorus olitorius (corète), principale source de jute qui est une fibre textile qu’on en tire après rouissage (*) et décorticage.
Les feuilles sont utilisées comme aliment.
Les feuilles, les fruits non mûrs et les racines sont utilisés en médecine traditionnelle.
Description : Le jute blanc est un arbuste annuel érigé, avec des feuilles aiguës, des fleurs jaunes à cinq pétales et atteignant deux mètres ou plus de hauteur. Il a des fruits globuleux. Il est probablement originaire de Chine, mais est maintenant cultivé au Bangladesh et en Inde et se trouve répandu dans une grande partie de l’Afrique tropicale. Il est également cultivé dans la région amazonienne du Brésil.
Emplois du jute blanc : La fibre fabriquée à partir de C. capsularis est plus blanche et de meilleure qualité que celle fabriquée à partir de C. olitorius. La fibre est extraite des tiges coupées en rouissant (*) dans l’eau, en enlevant les tissus mous, en durcissant la fibre et en la séchant. Il est utilisé pour fabriquer des sacs, des tapis, des rideaux, des tissus et du papier.
Corchorus olitorius et Corchorus capsularis sont les principales sources de jute. La production mondiale est concentrée en Inde et au Bangladesh, où la culture pousse bien dans les plaines inondables du Gange et du Brahmapoutre et dans la région du delta.
Les feuilles et les pousses de cette plante sont largement consommées dans les salades lorsqu’elles sont jeunes et sont utilisées comme légume-feuilles cuit lorsqu’elles sont plus âgées.
Les feuilles sont séchées et réduites en poudre pour être utilisées comme épaississant dans les soupes grâce à la pectine qu’elles contiennent. Avec cette poudre, on fait aussi du thé.
Les fruits immatures sont également consommés, crus ou cuits.
La plante est également utilisée en phytothérapie. Les feuilles ont été utilisées pour augmenter l’appétit, comme aide à la digestion, comme laxatif et comme stimulant. Une infusion de feuilles a été utilisée pour réduire la fièvre, et les racines et les feuilles ont été utilisées contre la dysenterie.
Les graines contiennent une substance semblable à la digoxine (**) et sont toxiques pour les animaux et les insectes.
(*) Rouir : Isoler les fibres textiles (du lin, du chanvre, de la jute) en détruisant la matière gommeuse (pectine) qui les soude.
(**) La digoxine est un glycoside cardiotonique extrait de la feuille de la digitale laineuse. Il fait partie de la classe des digitaliques. Elle est utilisée dans le traitement de diverses affections du cœur, mais son indication tend à se restreindre.