Importer : verbe (mot venant de l’italien importare ; latin importare « porter dans », et par extension « causer, entraîner »).
Le verbe « importer » a plusieurs acceptions :
1. Choses : Importer à (quelqu’un) : avoir de l’importance, présenter de l’intérêt pour quelqu’un (intéresser ; importance, important).
Le passé m’importe moins que l’avenir.
Ton avis m’importe au plus haut point.
Absolu : compter.
La seule chose qui importe.
Cela importe peu.
Impersonnel : Il importe de (et infinitif).
Il importe de ne pas se tromper.
Il importe que (et subjonctif).
Il importe que le retard soit comblé.
2. Dans des locutions interrogatives ou négatives qui marquent l’indifférence à l’égard d’une chose sans importance, sans conséquence peu importe.
Peu importe le prix.
– Citation de l’écrivain et illustrateur français Vercors alias Jean Bruller (1902-1991) : « Peu importe les noms ».
Peu m’importe, lui importe : cela m’est, lui est indifférent (chaloir, verbe qui a donné : Il m’en chaut : cela m’importe, m’intéresse).
Peu m’importe(nt) leurs critiques !
– Citation de l’écrivain français André Gide (1869-1951) : « Peu m’importent les classes sociales ».
– Citation de l’écrivain et philosophe genevois Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) : « Peu m’importe qu’elles me haïssent ».
Absolu : Peu importe !
Qu’importe.
– Citation du poète et écrivain français Alfred de Musset (1810-1857) : « Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ? ».
– Citation du romancier, biographe, conteur et essayiste français André Maurois (1885-1967) : « Qu’importaient les paroles ? ».
– Citation de l’écrivain et poète français Victor Hugo (1802-1885) : « Que m’importe Tous vos autres serments ! ».
Absolu : Citation de l’écrivain français Jules Barbey d’Aurevilly (1808-1889) : « Je perdis tout mais que m’importait ! » .
N’importe : cela n’a pas d’importance.
Avec ou sans glace ? N’importe, ça m’est égal.
3. Locution pronominale indéfinie : N’importe qui, quoi.
Une personne, une chose quelconque, qui, quoi que ce soit.
N’importe qui pourrait entrer.
N’importe qui en est capable (Tout un chacun).
C’est à la portée de n’importe qui, du premier venu (quiconque ; Monsieur tout le monde).
– Citation de l’écrivain et philosophe français Jean-Paul Sartre (1905-1980) : « C’est dur, hein, de se sentir n’importe qui ? ».
Il ne se prend pas pour n’importe qui.
– Citation de l’écrivain français Gustave Flaubert (1821-1880) : « Ils causaient de n’importe quoi ».
Péjoratif : C’est vraiment n’importe quoi ! familier : Du (grand) n’importe quoi.
– Citation de l’écrivain et marin français Yann Queffélec, de son vrai prénom Jean-Marie Queffélec (né en 1949) : « C’est du grand n’importe quoi, tes salades… ».
N’importe lequel, laquelle d’entre nous.
Donnez-moi des pommes, n’importe lesquelles.
Locution adjectivale indéfinie : N’importe quel, quelle (chose, personne) : une chose, une personne quelconque, quelle qu’elle soit.
– Citation de l’écrivain, philosophe, poète et dramaturge français, membre de l’Académie française, Jules Romains (1885-1972) : « Des accents capables de convaincre […] n’importe quel homme » (tout).
Sens vieilli : Citation de l’écrivain français Émile Zola (1840-1902) : « Elle rachèterait la maison n’importe à quel prix ».
Sens moderne : À n’importe quel prix.
Locution adverbiale : N’importe comment, où, quand : d’une manière, dans un endroit, à un moment quelconque.
Partons n’importe où.
Travailler, s’habiller n’importe comment, mal.
N’importe comment, elle arrivera à ses fins, de toute façon.
Contraire d’importer : indifférer.