Vase : n.m. (mot venant du latin vas « vaisseau »).
Le mot « vase » a de nombreuses acceptions :
I)
1. Récipient destiné à recevoir des fleurs coupées (porte-bouquet, soliflore).
Un vase de tulipes blanches, garni de tulipes blanches.
Citation de l’écrivain américain Truman Capote, de son nom de naissance Truman Streckfus Persons (1924-1984) : « L’attaché de presse du Club bambou, frétillant d’amabilité, et qui, de ses doigts chargés de bagues, s’affairait pour arranger la table : plaçant ici un seau à champagne, là un vase de fleurs, plus loin un gigantesque cendrier qui portait, en lettres à relief, le nom du club », dans son roman La Traversée de l’été (publié à titre posthume en 2005).
2. Sens vieilli : Tout récipient.
Vase de nuit : pot de chambre ; populaire : jules).
Locution : La goutte d’eau qui fait déborder le vase.
3. Récipient servant à des usages nobles ou ayant une valeur historique, artistique.
Vase égyptien (canope).
Vases grecs (amphore, cratère, coupe, lécythe).
Vase de Saxe, de Sèvres, en porcelaine de Saxe, de Sèvres.
Le vase de Soissons.
4. Vases sacrés, destinés à la célébration du saint sacrifice ou à la conservation du Saint-Sacrement (burette, calice, ciboire, patène).
5. Récipient de nature et de formes diverses, utilisé en chimie pour différentes opérations.
Vases communicants.
Sens figuré : C’est le principe des vases communicants, se dit de deux choses en communication dont l’une s’accroît quand l’autre diminue.
Vase de Mariotte, destiné à produire un écoulement constant.
Vase d’expansion : dans une installation de chauffage, réservoir permettant de contrôler les variations de volume de l’eau en circulation liées aux changements de température.
Sens figuré : En vase clos : sans communication avec l’extérieur (autres lieux, personnes).
Vivre en vase clos.
II) Forme en vase, dans la taille des arbres (buis, etc.), dans un jardin.
Partie ornée de feuilles, de volutes, dans un chapiteau corinthien.
