Évanouir (s’) : v. pron. (mot venant du latin populaire °exvanire, altération de evanescere : évanescent).
Le verbe « s’évanouir » a plusieurs acceptions :
1. Disparaître sans laisser de traces ; cesser d’être visible (disparaître, s’effacer, s’évaporer).
Silhouette qui s’évanouit à l’horizon, dans la nuit (évanescent).
Apparition qui s’évanouit brusquement, comme par enchantement.
Image un instant aperçue et qui s’évanouit aussitôt (se dissiper).
2. Sens figuré : Cesser d’exister.
Son autorité, sa gloire se sont évanouies.
Sentiment, sensation, souvenir qui s’évanouit (s’envoler ; aussi fugace, fugitif).
– Citation de l’écrivain français Marcel Proust (1871-1922) : « Peu à peu son souvenir s’évanouissait, j’avais oublié la fille de mon rêve ».
– Citation de Fénelon (*) : « Toutes mes bonnes résolutions s’évanouissaient ».
(*) François de Salignac de La Mothe-Fénelon, dit couramment Fénelon, surnommé « le Cygne de Cambrai », est un homme d’Église, théologien, pédagogue et écrivain français, né le 6 août 1651 au château de Fénelon à Sainte-Mondane (Quercy, aujourd’hui la Dordogne) et mort le 7 janvier 1715 à Cambrai.
3. Perdre connaissance ; tomber en syncope (défaillir, se pâmer ; familier : collapser ; se trouver mal, tourner de l’œil, tomber dans les pommes, dans les vapes).
S’évanouir d’émotion, d’épuisement, de douleur.
Être prêt à s’évanouir.
J’ai failli m’évanouir, j’ai cru que j’allais m’évanouir.
– Citation de l’écrivain américain de langue française Julien Green (1900-1998) : « Elle tomba d’une masse aux pieds du vieillard. Elle s’était évanouie ».
Contraires de s’évanouir : apparaître, revenir (à soi).