Doburoku (vin asiatique) : Le doburoku est une variété régionale de vin de riz consommé en Extrême-Orient.
Autre noms du doburuku : dakushu (濁酒), prononciation japonaise du chinois zhuojiu (浊酒 / 濁酒, zhuójiǔ, « vin trouble »), également écrit nigorizake (濁り酒, abrégé en nigori) en japonais et également appelé en chinois zhuolao (浊醪 / 濁醪, zhuóláo) ou laoli’ (醪醴, láolǐ).
La plus ancienne trace de ce vin de riz semble être en Chine, le choujiu consommé sous la dynastie Tang à Chang’an (aujourd’hui Xi’an), sa capitale, et décrit par le poète Li Bai sous le terme láolǐ (醪醴) ou yùjiāng (玉浆 / 玉漿). En Corée, cette boisson est appelée makgeolli (막걸리), takju (탁주 濁酒 ; littéralement « vin opaque »), nongju (농주, 滓酒 ; lit. « vin fermier »), hoeju (회주, 灰酒 ; littéralement : « vin chaux »).
Contrairement au saké, le doburoku n’est pas filtré et nombre de grains de riz mélangés à de la levure y flottent encore, après fermentation, dans un liquide à l’apparence laiteuse, ou boueuse (d’où son nom).
Le doburoku est un alcool de riz produit à la maison ou dans les campagnes. Il est sucré et a une saveur assez forte ; sa consistance varie de celle d’un sirop à celle du porridge. Il a une durée de vie assez restreinte et doit donc être consommé rapidement en prenant soin de l’agiter avant de le servir glacé.
De ce fait, le doburoku a longtemps été interdit de commercialisation et la fabrication fut réservée à l’usage dans les temples shintos (*) et aux festivals ruraux de fertilité liés à la plantation du riz.
Depuis 2010, on en trouve une variété sombre à Akita par l’adjonction de poudre de charbon de bois.
(*) Le shinto ou shintoïsme est un ensemble de croyances datant de l’histoire ancienne du Japon, parfois reconnues comme religion. Elle mélange des éléments polythéistes et animistes. Il s’agit de la plus ancienne religion connue du Japon ; elle est particulièrement liée à sa mythologie.
