Caméline : La cameline (Nom botanique : Camelina sativa), également appelée « lin bâtard » ou « sésame d’Allemagne », est une plante originaire d’Europe du Nord et d’Asie centrale.
Appartenant à la famille des Brassicacées, tout comme la moutarde, le chou, le colza, le chou frisé, le brocoli et le chou de Bruxelles, on la cultive en Europe depuis plus de 3 000 ans comme huile végétale et nourriture (fourrage) pour animaux.
Cultivée dans le nord de la France jusqu’au début du XXe siècle comme plante oléagineuse d’où l’on tirait une huile siccative employée dans la fabrication des savons, des peintures, etc, le tourteau étant donné au bétail ou utilisé comme engrais ; les tiges étaient utilisées comme balais.
Deux lignées pures appelées respectivement Epona et Céline permettent d’accéder régulièrement à 25 q/ha de graines en France métropolitaine, sous réserve du respect de quelques façons agronomiques.
La culture de la cameline est très appréciée de nos jours pour son huile au niveau très élevé en acides gras oméga-3 (plus de 45%), ce qui est peu fréquent dans les végétaux. Plus de 50% des acides gras de la cameline sont polyinsaturés. Les composants majeurs sont l’acide alpha-linolénique (C18:3) et l’acide linoléique (C18:2), de l’acide oléique et de l’acide gadoléique. Cette huile est également très riche en antioxydants, comme les tocophérols, ce qui la rend très résistante à l’oxydation et au rancissement.
Emploi agro-alimentaire : La teneur en huile de la graine varie de 28 à 42 %. L’huile de la cameline montre un taux très important d’acides gras oméga-3 (plus de 45 %), caractéristique peu fréquente chez les plantes terrestres. Elle présente plus de 70 % d’acides gras polyinsaturés, dont les éléments complexes principaux sont l’acide alpha-linolénique (C18:3 n-3) et l’acide linoléique (C18:2 n-6), de l’acide oléique (C18:1 cis-9) et de l’acide gadoléique (C20:1 cis-9). Ce corps gras est notamment très riche en antioxydants, comme les tocophérols, et par conséquent très résistant à l’oxydation en acide butyrique.
D’un point de vue gustatif, l’huile a un goût végétal similaire à celui de l’amande et rappelle aussi le chou, l’asperge, le petit-pois.
Sa richesse en acide alpha-linolénique a un effet comparable à celui de l’huile de colza et de l’huile d’olive sur la réduction du taux de cholestérol.
La cameline permet également la production d’un fourrage riche en acides aminés.
En 1998, l’huile de cameline raffinée a été reconnue comme alicament par la DGCCRF. (organisme officiel français : Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes).
