Tonneau : n.m. (mot venant de tonne).
Le mot « tonneau » a plusieurs acceptions :
1. Récipient de bois formé de douves assemblées retenues par des cercles métalliques, et ayant deux fonds plats ; son contenu.
Voir Tonneaux monstres.
Articles connexes :
Foudre.
Barrique.
Barrique bordelaise.
Demi-barrique.
2. Accident d’une voiture qui fait un tour complet sur elle-même.
3. Figure d’acrobatie aérienne, au cours de laquelle l’avion effectue une rotation de 360° autour de son axe longitudinal.
4. Coffre dont la partie supérieure est percée de trous dans lesquels il s’agit de lancer des palets de métal ; le jeu pratiqué avec cet appareil.
5. Appareil rotatif dans lequel on place des pièces brutes de fonderie ou d’usinage pour les débarrasser de leur sable, les ébarber ou les polir.
6. Expressions :
– Sens familier : Du même tonneau, de même valeur, de même acabit.
– Tonneau d’affrètement, quantité (masse ou volume) d’une marchandise déterminée, qui, multipliée par le taux du fret pour le pays de destination, donne le prix du transport de cette quantité de marchandise pour le pays considéré.
– Tonneau de jauge, ancienne unité internationale de volume pour le jaugeage des navires, équivalant à 100 pieds cubes, soit 2,83 m3.
– Le tonneau des Danaïdes (*), dépense sans fin, personne très dépensière ou travail interminable, toujours à recommencer.
(*) Les Danaïdes (en grec ancien Δαναΐδες / Danaídes) sont, dans la mythologie grecque, les cinquante filles du roi Danaos. Elles accompagnent leur père à Árgos, terre de leur ancêtre la nymphe Io, quand il fuit ses neveux, les cinquante fils de son frère Égyptos. Après avoir proposé une réconciliation, elles épousent leurs cousins, mais leur père apprend que ces derniers veulent les tuer. Il alerte ses filles qui s’arment et les massacrent lors des noces, à l’exception d’Hypermnestre qui épargne son époux Lyncée. Aux Enfers, les Danaïdes sont condamnées à remplir sans fin un tonneau troué.