Mouroungue : Le mouroungue (mot venant du tamoul mouroung maram signifiant « arbre vital ») est un arbre connu sous le nom de mouroum à l’île Maurice et mouroungue à l’île de la Réunion.
Il appartient à la famille des Moringacées (Nom botanique : Moringa oleifera).
Il est appelé communément horseradish tree ou drumstick tree en anglais.
Autres noms : brèdes mouroungue, moringa, marango, acácia-branca.
L’arbre a été introduit dans les régions tropicales. C’est un grand arbre à feuilles composées. Les feuilles sont formées de 4 à 5 paires de folioles opposées.
Les fleurs blanc jaune, parfumées sont en grappes. Le fruit est une capsule allongée (appelée bâton) triangulaire, de 20 cm ou plus de long, brun clair. Elle se fend à maturité pour libérer des graines ailées. Ces graines contiennent environ 40 % d’une huile claire qui ne rancit pas composée à 70 % d’acide oléique. Elle aurait une qualité similaire à l’huile d’olive.
Ses feuilles, ses fleurs et ses jeunes fruits, ou bâtons, se mangent comme légumes.
Le plat de brède mouroungue, jadis populaire semble être de nos jours abandonné par les classes moyennes de Mauriciens.
Le bouillon de poisson au bâton Mouroungue est encore apprécié à Maurice, comme à la Réunion.
La lutte contre la malnutrition : Beaucoup de programmes humanitaires utilisent les feuilles de mouroungue contre la malnutrition et ses maladies associées (cécité, etc.). Il est particulièrement utile pour lutter contre la malnutrition chez les nourrissons et les mères allaitantes.
La mouroungue pouvant pousser en zone aride ou semi-aride, il peut y constituer une source d’aliments nutritifs et variés tout au long de l’année.
Les feuilles de mouroungue ont souvent été mises en valeur pour leur richesse en fer (100 g de feuilles fournissent 31 % des apports nutritionnels journaliers recommandés) pour lutter contre la sidéropénie (*). Cependant, d’autres études sont nécessaires pour vérifier les applications pratiques de cet aliment comme source de fer assimilable et sa biodisponibilité.
Dans les pays en développement, le mouroungue a le potentiel d’améliorer la nutrition, de renforcer la sécurité alimentaire, de promouvoir le développement rural et le soutien durable des campagnes.
(*) Sidéropénie : Anomalie caractérisée par une carence des réserves de fer dans l’organisme.
