Tronc : n.m. (mot venant du latin truncus).
Le mot « tronc » a de plusieurs acceptions :
1. Le tronc est la partie inférieure et dénudée de la tige (de certains arbres), entre les racines et les branches maîtresses, constituée d’un tissu ligneux au centre (bois ou duramen) et de tissus mous formant l’écorce.
– Citation de l’écrivain français Pierre Loti (1850-1923) : « Un tronc d’arbre, mouillé, glissant ».
– Citation de l’écrivain et poète suisse Charles Ferdinand Ramuz (1878-1947) : « Les troncs rouges des pins ».
Troncs d’arbres débités, coupés (bille, grume, rondin).
Par analogie : Tronc de colonne : fût ou partie d’un fût de colonne (tronçon).
Tronc commun : origine commune.
Sens figuré : Partie commune appelée à se diviser, à se différencier.
Spécialement : Ensemble des matières que tous les étudiants d’un cursus doivent suivre.
Le tronc commun et les options.
2. Boîte percée d’une fente où l’on dépose aumônes et offrandes, dans les églises.
– Citation du romancier et essayiste français Léon Bloy (1846-1917) : « Un nocturne spoliateur du tronc des pauvres, accoutumé à dévaliser les églises ».
3. Anatomie : Partie principale (d’un nerf, d’un vaisseau : artère, veine).
Tronc et ramifications.
Tronc artériel, veineux.
Tronc cérébral, formé du bulbe rachidien, de la protubérance annulaire et du mésencéphale.
Tronc cœliaque.
4. Partie du corps humain où sont fixés la tête et les membres (thorax ; abdomen).
Partie supérieure (buste, torse), inférieure du tronc (bassin).
Nom masculin : Homme-tronc, nom féminin : femme-tronc, sans bras ni jambes.
Chez les vertébrés (mammifères), partie principale du corps où sont fixés la tête, les membres et la queue.
5. Géométrie : Partie comprise entre la base et une section plane parallèle (d’une figure solide).
Tronc de cône (tronconique).
Troncs de pyramide, de prisme.