Fumée : n.f. La fumée est un mélange plus ou moins dense et de couleur variable de produits gazeux et de très fines particules solides, qui se dégage des corps en combustion ou portés à haute température.
Fumée du feu, d’un incendie, d’une bougie.
Fumée qui sort de la cheminée d’un poêle ou d’un tuyé jurassien.
Fumée épaisse, opaque, légère ; blanche, noire.
Fumée âcre, étouffante ; qui pique les yeux, fait pleurer, prend à la gorge, fait tousser.
Nuage, panache, volutes de fumée.
Du noir de fumée (suie).
Fumées polluant l’atmosphère (smog).
Fumées industrielles.
Dispositif qui absorbe la fumée (fumivore) ou qui en produit (fumigène).
Maçonnerie : Conduit de fumée : tuyau qui évacue la fumée d’une cheminée.
Bouche de fumée : orifice par lequel un poêle communique avec le conduit de fumée
Proverbe : Il n’y a pas de fumée sans feu.
Spécialement : La fumée du tabac (en région : boucane).
Fumée de cigarette, d’opium.
Fumeur qui avale la fumée. Faire des ronds de fumée.
La fumée ne vous gêne pas ?
Pièce envahie par la fumée (enfumer ; tabagie).
Locution figurée : S’en aller, s’évanouir en fumée : être consommé sans profit, ne rien donner.
Par extension : Vapeur qu’exhale un liquide ou un corps humide dont la température est plus élevée que l’air ambiant (exhalaison, fumet).
Fumée s’élevant d’un étang, d’une rivière.
Allusion littéraire (Rabelais) : La fumée du rôt : l’apparence d’une satisfaction dont la réalité est réservée à un autre.
Au pluriel : Vapeurs qui sont supposées monter au cerveau sous l’effet de l’alcool, brouillant ainsi les idées.
Les fumées du vin, de l’ivresse (euphorie).
Fumées de venaison : (à cause de la vapeur qui s’en dégage) Excréments des cerfs et autres animaux sauvages (synonyme : laissées).