
Gastronomie : « la jeune épouse de Louis XV, Marie Leczinska, fine bouche autant que fine mouche confectionnait ses aristocratiques » Bouchées à la Reine » avec du coulommiers et … durant de très longues décennies on confectionnait des » Tourtes » à base de pâte de coulommiers fraîche. » – Pierre Androuët et Yves Chabot, Le Brie. Fromage des Rois, Roi des Fromages. Édition Presses du Village, 1985.
En cuisine, le coulommiers est utilisé pour la préparation de la « crème de Coulommiers », à base de coulommiers et de crème fraîche épaisse, une recette de sauce onctueuse pouvant accompagner les viandes.
Comme de nombreux fromages à pâte molle, non pressée et non cuite, l e coulommiers est apprêté en beignet ou pané, fondu au four et accompagné de salade bien relevée de vinaigrette, ou encore en feuilleté, allumette, quiche ou talmouse. Il convient aussi pour des gratins, de la tartiflette, chaud ou tiède accompagné de truffes, trompettes-de-la-mort, fruits secs,…de miel ou de sirop d’érable.
Accord du sommelier : Le goût du coulommiers raffiné s’accorde avec une belle variété de vins, comme le note Paulette Lauxerrois : « consommé le matin au mâchon, un beaujolais, un gamay ou un chinon frais, voir un gris de Toul ou un tavel souligneront chacun à sa manière son délicat gout de noisette. Surtout si le pain est du vrai pain campagnard cuit au feu de bois, mie bien aérée et croûte épaisse. Le coulommiers de fin de repas demandera des vins plus puissants, plus charpentés et plus nerveux. Certes le pommard accompagne merveilleusement ce fier produit de notre Brie mais un bourgogne de la côte chalonnaise comme un givry ou un mercurey sauront souligner comme il se doit la finesse de ce doux fromage. Un châteauneuf-du-Pape ou un gigondas rehausseront sa délicatesse naturelle… certains incorruptibles du blanc matinal préconisent le mâchon au fromage de Coulommiers accompagné d’un fourchaume ou d’un aligoté frais. ». Quant au coulommiers fermier, « un grand bourgogne ne sera point déshonoré de se trouver en sa compagnie. Un clos-vougeot, par exemple, ne saurait qu’en être flatté ».