Zōni (cuisine japonaise) : Le zōni (雑煮), ou o-zōni, est un bouillon, qui se mange avec des baguettes de saule non laquées, et qui est constitué de mochi (餅, gâteaux de riz gluant), légumes et sauce soja ou miso blanc. Sa composition varie en fonction des régions du Japon. On le consomme généralement au Nouvel An japonais.
Histoire : Il semblerait que le zōni trouve ses origines dans la cuisine du buke (武家), familles de samouraïs (*), et qu’il avait d’abord été préparé sur les champs de bataille avant d’entrer dans l’alimentation de base du peuple.
(*) Samouraï : Le samouraï (侍, samurai) est un membre de la classe guerrière qui a dirigé le Japon féodal (Xe siècle) durant près de 700 ans.
Étymologie : Zōni est écrit en japonais (雑煮 ou ぞうに, souvent avec l’honorifique « o- » comme o-zōni) à l’aide de deux caractères kanji. Puisque le premier,雑 signifie « divers » ou « mélangé », et le second,煮, signifie « mijoter » ou « bouillir », on pense que le mot est dérivé du fait que zōni se compose de nombreux aliments divers ( comme le mochi, les légumes et les fruits de mer) bouillis ensemble. Autrefois, la société parmi les samouraïs, le plat a été appelé «烹雑» (Hozo) avec烹étant aussi un terme archaïque pour « laisser mijoter » ou « faire bouillir ».
Composition du zōni : Dans la plupart des cas, on prépare donc cette soupe avec un bouillon clair (sumashi-jiru) parfumé avec du dashi (出汁, préparation à base de bonite séchée). Ensuite, dans la partie est du pays, on l’aromatise plutôt avec de la sauce soja à quoi l’on préfère généralement, dans la partie ouest, du miso.
Ensuite, on rajoute des morceaux de mochi, rectangulaires dans l’est du Japon, ronds à l’ouest.
Dans certains endroits, on remplace le mochi par du sato-imo (un condiment à base de taro) ou du tofu. On trouve ce type de zōni dans quelques îles ou montagnes où le riz est moins abondant.
Ajouts : Les ajouts courants à la soupe comprennent la viande : poulet, poisson ou boulettes de viande ; les ldes légumes-feuille comme le komatsuna ou les épinards ; du mitsuba (une herbe japonaise semblable au persil) ; le kamaboko (蒲鉾,comme le naruto) et les flocons de carotte pour la couleur ; et des flocons d’écorce de yuzu (柚, sorte d’agrume asiatique)pour son parfum d’agrumes. Des spécialités régionales sont souvent ajoutées. Une pincée de flocons de piment aux sept-épices (shichimi) est parfois ajoutée à la table.
On peut aussi y trouver quelques spécialités régionales.
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