Chardon-Marie : Le Chardon-Marie est une espèce de plantes de la famille des Astéracées (ou Composées) (Nom botanique : Silybum marianum), seul représentant connu du genre Silybum (certains botanistes mentionnent cependant une seconde espèce, Silybum eburneum).
Description : Le chardon-marie est facilement reconnaissable à ses feuilles vert pâle brillantes et épineuses marbrées de blanc.
Habitats : Le chardon-marie affectionne particulièrement les lieux secs et ensoleillés, souvent sur sol acide. Très fréquent sur le pourtour méditerranéen, il est pratiquement absent au nord de la Loire (à l’exception des côtes atlantiques et ne dépasse en principe pas 700 m. d’altitude. Il peut se trouver également en Europe du Sud, Asie de l’Ouest, Afrique du Nord, Australie et Amérique du Nord.
Les noms de la plante : Une légende mariale. Le terme Silybum a désigné en latin et en grec (silybon et sillybon) un chardon comestible.
Le qualificatif marianum est lié à la Vierge Marie : une légende veut que celle-ci, voyageant de Judée en Égypte pour échapper à Hérode, aurait caché l’Enfant Jésus sous un bosquet de chardons, où elle lui aurait donné le sein. Quelques gouttes de son lait tombèrent sur les feuilles, d’où les nervures blanches caractéristiques à cette espèce. Cette légende est peut-être également à l’origine d’une indication traditionnelle dont l’efficacité n’a jamais été démontrée et qui voulait que la plante favorise la lactation en vertu de la théorie des signatures.
Noms vernaculaires : En français : chardon-Marie, artichaut sauvage, chardon argenté, chardon de Notre-Dame, chardon marbré,épine blanche, lait de Notre-Dame, silybe de Marie.
Allemand : Mariendistel. Anglais : Blessed Milkthistle. Espagnol : cardo mariano. Italien : Cardo mariano, Cardo di Santa Maria.
Description : Plante bisannuelle, robuste, de grande taille, dépassant le plus souvent 1 m, à tige non ailée. La racine est pivotante, longue, épaisse, fibreuse et la tige est cylindrique, robuste, souvent rameuse.
Ses grandes feuilles alternes sans stipule sont vert pâle brillantes, pennatilobées et ondulées, et sont bordées de dents épineuses dures à pointe jaune très acérée. Celles de la base sont pétiolées, en rosette, très grandes (jusqu’à 40 cm). Les supérieures sont plus petites et plus étroites, engainantes. Toutes présentent à l’avers de nombreuses nervures blanches, donnant l’impression que la feuille est maculée de lait.
En Été, les capitules, souvent solitaires, peuvent aussi être groupés en racèmes. Ils sont entourés de grandes bractées recourbées, à extrémité très acérée, chaque bractée ayant elle-même un pourtour de petites épines. Les fleurons, tous tubulés et à cinq lobes, sont de couleur pourpre violacé. Les fruits sont des akènes luisants et comprimés, noirs ou marbrés de jaune, surmontés d’une aigrette denticulée en anneau à leur base. Ils ressemblent à des graines de tournesol.
Floraison à la fin du printemps, entre mai et août.
Composants : Le chardon-marie est composé de lipides/huile grasse (dans les graines), des flavono-lignanes et des flavonoïdes (Nom général : Silymarine avec son composé principal la silybine) des dérivés phénoliques, des mucilages, tocophérol, stérols.
Le chardon-marie dans l’histoire : Dans l’Antiquité : Les Grecs de l’Antiquité connaissaient déjà les propriétés du chardon-marie pour traiter les troubles hépatiques et biliaires. Pline l’Ancien recommandait de prendre le jus de la plante mélangé à du miel pour « éliminer les excès de bile ».
Au Moyen Âge, on disait que le chardon-marie pouvait chasser la « mélancolie » qu’on appelait également « bile noire » et qui était associée à diverses maladies d’origine hépatique ou reliées au foie.
Autres : Surtout aux États-Unis d’Amérique, les feuilles séchées ont été utilisées pour donner de l’appétit et stimuler la digestion. On leur a également reconnues des propriétés fébrifuges.
Emploi du chardon-marie en gastronomie : Les Européens l’ont également cultivé à des fins culinaires. On apprêtait les feuilles à la manière des épinards (après en avoir retiré les épines), les jeunes pousses (à crues ou cuites) à la manière des asperges, les boutons floraux à la manière des artichauts et les graines torréfiées à la manière du café.
Les racines une fois tendres et charnues, se dégustent tout comme celles de salsifis.
En Afrique du Nord, le pétiole et les nervures des feuilles peuvent être utilisées comme les cardes et la bette.
Tout comme l’artichaut, le chardon-marie a la réputation de stimuler le foie et de favoriser la circulation de la bile.
Un extrait de sa racine est parfois utilisé comme ingrédient actif dans les boissons énergisantes.
Au Maroc, on utilise le cœur de la fleur pour fabriquer du rayeb traditionnel.
